LA LEGION BRETONNE ET AUTRES NOUVELLES DE LA FORET***Les bonnes pages***

J’avais promis aux lecteurs fidèles à mon blog quelques extraits de mon recueil de nouvelles en avant-première. Les voici.

Voici le début de la nouvelle intitulée « La pivoine » :

« C’est cette nuit-là  que la dame blanche apparut, pour la dernière fois, à  la Cour Dieu. Elle erra un moment sur la pelouse devant le prieuré et dans les ruines de l’abbatiale, puis disparut entre les arbres en direction de la forêt. Elle ne sanglotait pas, comme lors de la plupart de ses apparitions, mais elle chantait un air plein d’entrain et d’allégresse. Et son panier n’éttait pas vide de fleurs. Personne ne la vit, sauf une petite fille rêveuse, qui ne dormait pas et contemplait la lune d’une fenêtre des combles. Mais elle n’en fut ni étonnée, ni effrayée, car c’était souvent que, par les belles nuits d’été, elle avait aperçu la silhouette vaporeuse du fantôme qui pleurait. Elle n’en souffla mot à  personne non plus. »

Ainsi qu’un extrait de « La dame blanche de Chicamour »:

A l’arrivée des S.S, Félicie avait eu le temps de se cacher dans la laiterie, avec son bébé. Ecrasé de chaleur, le nouveau-né dormait à  poings fermés et il n’émit pas un son durant le temps que les soldats furent là , à  tourner dans la ferme, avant d’y mettre le feu. Et tandis qu’ils s’éloignaient pour incendier d’autres exploitations, Félicie réussit à  sortir du bâtiment avant d’être menacée par les flammes.

Mais où aller ? Vers où diriger ses pas ? Les soldats allemands étaient partout. Elle les entendait s’interpeler au loin. Et le feu commençait à  gagner et les champs, et les bois. Nul refuge en vue. Faute de mieux, Félicie se tapit, avec son enfant, dans un fossé. Il y conservait encore un peu d’humidité et elle espéra que le feu ne gagnerait pas tout de suite cet endroit. Elle y resta blottie jusqu’à  la nuit close. L’incendie grondait toujours autour d’elle, mais elle se sentait relativement protégée par l’humidité de la terre qui l’entourait. »

Pour ce qui est de la publication du recueil, j’attends toujours la réponse des éditeurs auxquels j’ai envoyé le manuscrit voici bientôt plus de trois mois. Mais dès qu’une date de publication sera envisagée vous serez tenu au courant.