SENS MIL’PAGES

Hier, dimanche 14 octobre 2018, j’ai participé au salon du livre de SENS (89100). Comme chaque année, ce fut une manifestation très chaleureuse, riche en échanges entre auteurs, éditeurs et artistes. J’ai retrouvé des connaissances avec lesquelles il est agréable de voisiner quand une séance de dédicace nous réunit : Domino Milot, les responsables des éditions Chérubin et des éditions Rebelle, Anna Stasi, et d’autres encore que j’ai, chaque fois, plaisir à revoir. Malheureusement, le public n’était pas au rendez-vous en cette journée de dimanche. Alors que le salon avait été très fréquenté le samedi (journée où je n’étais pas présente). Une manifestation consacrée aux livres anciens et autres vieux papiers qui se tenait en ville à quelques rues de la Poterne a drainé tous les chalands au détriment des auteurs présents sur le salon. Il semblerait que la municipalité, qui ne soutient pas les organisateurs de Sens Mil-Pages, ait volontairement programmé les deux manifestions culturelles le même jour. Peut-être aussi la communication du salon du livre n’a-t-elle pas été bien ciblée ou suffisante… On ne saurait dire d’où vient cette désaffection du dimanche. C’est très dommage parce que la salle de la Poterne où se tenait le salon du livre est un lieu tout à fait remarquable qui vaut à lui seul la visite. Et aussi parce que beaucoup de participants venaient de loin et ont perdu leur temps inutilement. Les organisateurs, dont c’est la deuxième manifestation qui se trouve ainsi sabotée par la municipalité, ne cachait ni leur découragement, ni leur indignation. Ils envisagent de ne plus organiser de manifestation culturelle à Sens mais de transporter leur activité dans d’autres communes plus ou moins voisines qui ne leur ménageront pas leur soutien.

De mon côté, j’avais prévu une petite animation sur mon stand. Elle consistait à demander aux visiteurs de choisir entre deux projets de couverture et d’élire celle qui serait choisie pour mon prochain roman. Si les auteurs et autres exposants du salon se sont volontiers prêtés au jeu, les visiteurs se montraient, pour beaucoup d’entre eux, assez réticents. Je suis assez étonnée que, sur les salons, les visiteurs semblent craindre de parler aux auteurs, comme s’ils avaient peur que nous les forcions à acheter nos livres… Pourtant le but des salons du livre n’est pas uniquement de vendre, il est surtout, pour les auteurs, d’échanger avec le public et de faire connaître leurs livres et leur métier. Chacun comprend bien que les visiteurs ne peuvent pas acheter tous les ouvrages présentés ou n’ont pas les moyens d’acheter des livres. Et la plupart des écrivains présentent leurs livres dans les salons surtout pour le plaisir d’échanger avec les lecteurs, de partager leur passion pour l’écriture, pour un genre littéraire ou même tout simplement pour la lecture. Alors vous qui me lisez, n’hésitez pas à venir nous trouver, à parler avec nous, à feuilleter nos livres, à nous dire ce que vous aimez lire, à nous commenter le dernier ouvrage que vous avez lu, etc… Cela nous fera plaisir et nous encouragera, même si vous ne nous achetez rien.