UN ACCOUCHEMENT DIFFICILE

PROJET D’ECRITURE :

Je vais décevoir tous ceux et toutes celles d’entre vous qui attendent avec impatience le roman dérivé (spin off) de « L’Alliance ». J’avais en effet espéré que je le terminerais et pourrais le publier avant Noël. Malheureusement ce ne sera pas le cas. Je dois vous avouer que j’ai beaucoup de mal à l’écrire. J’était restée coincée au bout d’une centaine de pages et c’est pour essayer de repartir que j’avais entrepris de relever le défi du NaNoWriMo. Grâce à cela j’ai effectivement écrit la suite. Mais… mais il me reste encore à beaucoup travailler l’ensemble de cette première mouture. Et je crois que cela va être long. Car il va falloir revoir non seulement la construction, mais aussi le style de la narration. Je voudrais que ce livre ait le charme du premier et j’ai du mal à retrouver la même grâce dans ce second ouvrage.

D’après les conversations que j’ai pu avoir avec d’autres auteurs, cela n’a rien d’extraordinaire. Ils me disent tous qu’ils ont rencontré énormément de difficulté chaque fois qu’ils ont voulu donner une suite à un premier roman réussi. Difficultés à retrouver le même style, difficultés à se replonger dans la même atmosphère, difficultés à trouver une intrigue aussi prenante, etc… Et ils avouent avoir mis beaucoup de temps à mener à bien l’écriture de leur ouvrage. Donc finalement, j’en déduis qu’il ne faut pas que je m’inquiète, qu’il faut seulement que je travaille dur. D’ailleurs après de longues réflexions et recherches j’ai fini par trouver un titre qui me satisfait pour ce roman : « L’exil des licornes ». Qu’en pensez-vous ? Vous pouvez me donner ci-dessous votre avis que je serais heureuse de connaître. Et à défaut de vous présenter le livre avant Noël, je vous en aurais au moins donné le titre.

MES LECTURES :

Cette semaine j’ai lu « L’art de perdre » d’Alice ZENITER. Ce roman a obtenu cette année le Goncourt des Lycéens. J’ai beaucoup aimé la façon dont la romancière traite le sujet : l’histoire des harkis réfugiés en France après la guerre d’Algérie. Elle nous retrace toute la saga familiale à partir du grand-père qui va se ranger, poussé par les circonstances plus que par ses convictions, au côté des Français durant la guerre d’indépendance. Le style est agréable et l’intrigue est menée de façon dynamique de manière à ce que le lecteur ne s’ennuie jamais. Les personnages sont attachants et leur psychologie est subtilement travaillée. Un seul bémol cependant, j’ai trouvé qu’à la fin, quand l’héroïne décide de partir découvrir l’Algérie, le récit traîne un peu trop en longueur (il faut dire que le livre fait 500 pages) et aurait mérité d’être plus ramassé. Malgré cette réserve, c’est un roman que je vous conseille volontiers ne serait-ce que parce qu’il a le mérite de nous faire découvrir un aspect du drame algérien dont on a jusqu’ici très peu parlé.